Port-au-Prince, le 24 septembre 2026.- Du 21 au 23 septembre 2026, l’Université Quisqueya, en partenariat avec la Faculté des Sciences de l’Université d’État d’Haïti (UEH), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs acteurs du secteur, a organisé une nouvelle édition des Écoles d’automne et d’été consacrée au financement et à la gouvernance de la transition énergétique. Pendant trois jours, experts, universitaires et professionnels ont analysé les mécanismes financiers, les cadres juridiques et les solutions techniques nécessaires pour renforcer la performance, la fiabilité et la résilience des réseaux électriques, en Haïti et dans d’autres pays en développement.
Les échanges ont placé la question du financement au centre des défis de la transition énergétique. Les participants ont notamment examiné les mécanismes permettant de mobiliser les investissements nécessaires à la production, au transport et à la distribution de l’électricité. La performance financière et technique des sociétés de distribution, les marchés de l’électricité et la structuration des transactions dans le secteur ont constitué plusieurs des principaux sujets abordés.
La première journée a notamment porté sur la feuille de route du secteur de l’énergie et le plan de développement, avant d’examiner les enseignements tirés des expériences de la Guinée-Bissau et du Nigéria en matière de performance des sociétés de distribution. Les participants ont également consacré une séance à la centrale hybride de Jacmel, autour des enjeux liés à la conception et à la construction de nouvelles infrastructures énergétiques.
La dimension institutionnelle et organisationnelle a également occupé une place importante. Les discussions du deuxième jour ont notamment interrogé le rôle de la transition organisationnelle dans la réussite de la transition énergétique. Les intervenants ont abordé les conditions nécessaires à une meilleure gouvernance des systèmes électriques, notamment la coordination entre les institutions, les opérateurs, les autorités de régulation et les autres acteurs du secteur.
La troisième journée a élargi les échanges à l’expérience africaine en matière de financement de la transition énergétique, avant de s’intéresser à la planification stratégique des investissements dans le département du Nord-Est d’Haïti. Cette approche a permis de mettre en perspective les besoins d’investissement avec les réalités territoriales et les possibilités de développement de marchés énergétiques plus propres et plus résilients.
La rencontre s’est achevée par une table ronde consacrée à la transition équitable et durable. Les discussions ont porté sur les instruments financiers, la régulation et l’acceptabilité sociale des projets énergétiques. Cette dimension souligne que la transformation du secteur ne repose pas uniquement sur les technologies ou les capitaux, mais également sur la capacité des institutions à associer les communautés et à garantir un accès plus équitable à une énergie fiable.
À travers cette édition, les organisateurs ont ainsi mis en avant une problématique centrale pour les pays confrontés à de fortes contraintes structurelles : comment financer et gouverner efficacement la transformation des systèmes énergétiques tout en assurant la continuité du service, la stabilité des réseaux et l’accès à l’électricité. Les échanges ont également permis de confronter les expériences haïtiennes à celles d’autres pays et de dégager des pistes susceptibles d’alimenter les politiques publiques et les futurs investissements dans le secteur.
W. A.






