En Haïti, la prévention et la prise en charge de la rage restent confrontées à des difficultés d’accès aux vaccins et aux immunoglobulines antirabiques. En mars 2026, un enfant de trois ans mordu au visage par un chien à Delmas a dû attendre trois jours avant de recevoir les médicaments nécessaires à sa prise en charge complète, grâce à une disponibilité identifiée auprès de Médecins sans frontières.
Face à ces difficultés, le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), avec l’appui de l’OPS/OMS, a renforcé la réponse en Haïti. Dès avril 2026, des centaines de doses de vaccin antirabique humain ont été distribuées. Pour les autorités sanitaires et leurs partenaires, l’enjeu reste de garantir une disponibilité durable des vaccins, des immunoglobulines et des services de prévention afin de réduire les décès évitables liés à la rage.
La rage est une maladie virale presque toujours mortelle dès l’apparition des symptômes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les chiens sont responsables d’environ 99 % des cas de rage humaine. Après une morsure ou une griffure suspecte, le lavage immédiat de la plaie à l’eau et au savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’une consultation médicale et, selon le niveau d’exposition, d’une vaccination et d’immunoglobulines, peut prévenir le décès.






