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Joseph Jouthe breaks the silence: explosive revelations about BSAP, gangs and weapons seizures

Former Prime Minister Joseph Jouthe

Port-au-Prince, le 8 décembre 2025.- Invité à Panel Magik ce lundi 8 décembre 2025, l’ancien Premier ministre Joseph Jouthe a livré une série de déclarations percutantes. Il affirme que l’excroissance de la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) résulte d’un « débordement » institutionnel, reconnaît avoir sous-estimé la montée en puissance des gangs armés et révèle que plus de 400 armes saisies sous son administration ont « disparu dans la nature « . Il évoque également des fuites internes au Conseil Supérieur de la Police (CSPN), des manipulations aux douanes et le rôle d’acteurs politiques dans la protection de criminels.

BSAP: Unplanned drift and institutional vacuum

Pour Joseph Jouthe, l’expansion incontrôlée de la BSAP n’est pas le fruit d’une stratégie réfléchie. « C’est un débordement « , juge-t-il. Il rappelle que cette force ne relève ni de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ni des Forces Armées d’Haïti (FAD’H), mais du ministère de l’Environnement, et qu’elle a initialement été créée pour protéger les aires protégées, à l’instar d’une police spécialisée.

The former Prime Minister, also passed by the Ministry of the Environment, claims that this position outside the control of traditional security institutions facilitated the observed drifts.

« Haiti had 300 deciquats » : the rise of gang leaders

Joseph Jouthe décrit le pays, à l’époque où il dirigeait la Primature, comme un territoire fragmenté. « Izo était un cacique ; Ti Lapli était un cacique ; Krisla était un cacique ; même la douane était un caciquat « , dit-il, établissant un parallèle historique avec les cinq caciquats taïnos. Il reconnaît avoir sous-estimé la fédération des gangs, qui est devenue « une force d’une puissance insoupçonnée « .

More than 400 weapons seized... then disappeared

L’ancien chef du gouvernement révèle que 16 saisies d’armes, représentant environ 300 calibres, ont été effectuées durant son mandat, principalement à Saint-Marc, et que le total d’armes confisquées dépasse les 400 pièces. Mais la suite est encore plus préoccupante : « Toutes ces armes se sont retrouvées dans la nature, et même les autorités qui ont procédé aux saisies sont incapables de dire où elles sont. » Il affirme également que les contrebandiers interpellés étaient systématiquement libérés : « Par qui ? Je ne sais pas « , dit-il.

Internal leaks and political protection of criminals

Jouthe said that confidential instructions given at the FSCN meeting were recorded and then passed on to gang leaders. He admits he never identified the mole.
Sur Magalie Habitant, incarcérée aujourd’hui, il est catégorique : « Tout le monde sait qu’elle était au service de certaines autorités et qu’elle n’agissait pas seule. «

Saint-Marc Customs: restriction, no closure

Responding to a controversy, he said that he had never closed the customs offices in Saint-Marc, but only imposed that personal effects be cleared elsewhere. The measure was intended to reduce the entry of weapons, given the large number of seizures at that port.

Joseph Jouthe rappelle toutefois qu’en tant que président du CSPN, il ne pouvait « donner aucun ordre direct aux troupes « .

W.A.

Author: InfoNation

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