Les violences des gangs continuent de faire des ravages en Haïti. Du 1er janvier au 11 septembre 2026, au moins 5 700 personnes ont été tuées ou blessées lors d’attaques de groupes armés ou d’opérations menées contre eux, selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. Il a également recensé plus de 230 enlèvements et plus de 1 000 femmes et filles victimes de viol, tout en estimant que les chiffres réels pourraient être plus élevés.
Devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Volker Türk a indiqué, ce vendredi 2 octobre, que les gangs, malgré certaines difficultés rencontrées à Port-au-Prince, poursuivent leur expansion vers d’autres zones, notamment dans l’Ouest et le Sud-Est. Il a aussi dénoncé des cas de recours « excessif et disproportionné » à la force ainsi que des exécutions sommaires attribuées à des groupes d’autodéfense, qui auraient fait environ 280 morts ou blessés depuis janvier.
Le responsable onusien a appelé à renforcer les sanctions contre les acteurs qui soutiennent ou profitent des réseaux criminels. Parallèlement, le Conseil de sécurité de l’ONU a prolongé jusqu’au 31 mars 2027 le mandat de la Force de répression des gangs (FRG), dont environ 1 500 membres seraient actuellement déployés sur le terrain, sur un objectif de 5 500. Volker Türk demande une accélération du déploiement, avec des garanties en matière de droits humains, notamment pour favoriser la tenue d’élections.






