Environ quatre semaines avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, plusieurs candidats républicains prennent leurs distances avec Donald Trump. En Floride, Byron Donalds a notamment retiré de son site de campagne plusieurs références au président, alors que la course au poste de gouverneur s’annonce disputée. Selon RFI, cette évolution intervient dans un contexte où Trump n’obtient que 37 % d’opinions favorables dans un récent sondage du Wall Street Journal.
Le phénomène dépasse la Floride. Au Texas et au Kentucky, certains candidats républicains ont également supprimé les références à Trump après leur victoire aux primaires. Dans l’Iowa, Zach Nunn et Mariannette Miller-Meeks ont voté en septembre en faveur d’une limitation des pouvoirs de guerre du président. D’autres candidats, comme Tom Tiffany dans le Wisconsin et Mike Rogers dans le Michigan, ont publiquement exprimé des désaccords avec sa politique, notamment sur la crise iranienne.
Cette prise de distance est analysée par Serge Jaumain, professeur à l’Université libre de Bruxelles, comme un « risque calculé ». Selon lui, certains candidats misent sur une éventuelle diminution de l’influence de Trump après les élections et à l’approche de la présidentielle de 2028. Le président américain reste toutefois très présent dans la campagne républicaine et a lancé une tournée de 32 jours dans plusieurs États où le scrutin est particulièrement disputé, appelant les électeurs à considérer son soutien comme un élément central de la campagne.






