RNDDH Executive Director, Pierre Espérance
Port-au-Prince, le 21 septembre 2026.- Le transfert de Joseph Félix Badio et de 17 anciens militaires colombiens vers les États-Unis pourrait, selon Pierre Espérance, contribuer à établir le mobile de l’assassinat de Jovenel Moïse et à identifier les commanditaires et exécutants. Invité à l’émission Panel Magik ce lundi 21 septembre 2026, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) estime toutefois que cette situation constitue une « honte pour la justice haïtienne ».
Pierre Espérance considère que la justice haïtienne s’est, de fait, dessaisie du dossier au profit de la justice américaine. Il souligne que cinq ans après l’ouverture d’une procédure en Haïti, l’enquête nationale n’a pas permis, selon lui, de faire suffisamment avancer le dossier. Il dit espérer que les procédures engagées aux États-Unis permettront de faire la lumière sur les responsabilités dans ce crime.
Le responsable du RNDDH a également évoqué l’interpellation de quatre agents de différentes unités spécialisées de la Police nationale d’Haïti (PNH), le 12 septembre dernier à Diègue. Selon son témoignage, ces policiers se trouvaient à bord d’un véhicule avec une personne ligotée. Il affirme que les agents bénéficieraient de la protection de personnes haut placées au sein de la PNH.
Pierre Espérance a enfin indiqué que le RNDDH pourrait bientôt rendre publique la liste des personnes présumées impliquées dans l’affaire. Ces déclarations surviennent alors que le transfert des principaux suspects vers les États-Unis ouvre une nouvelle phase judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président haïtien.
W.A.






