L’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien rejette d’un revers de main les accusations selon lesquelles son roman «C’était ça ou mourir» aurait été rédigé, en grande partie, à l’aide de l’intelligence artificielle. Dans un entretien accordé à Libération, l’auteur affirme n’avoir utilisé aucune machine pour écrire son ouvrage, actuellement en compétition pour plusieurs prix littéraires en France.
La controverse a éclaté, lundi 21 septembre, après une publication du compte X « Balance ton Claude », qui a affirmé que le roman avait été « presque intégralement » écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Le compte indique avoir utilisé Pangram, un outil américain de détection de textes générés par IA, pour analyser l’ouvrage. Publié en France par Grasset, le roman a reçu le même jour le prix Fnac du meilleur roman et figure également dans les sélections des prix Goncourt, Médicis et Femina.
Thélyson Orélien conteste toutefois la fiabilité de cette analyse et attribue certains résultats à son style littéraire, marqué notamment par les images, les répétitions et les rythmes inspirés, selon lui, des traditions haïtiennes et caribéennes. Il dénonce par ailleurs des attaques qu’il qualifie de racistes depuis son arrivée en France. À ce stade, aucune confirmation indépendante de l’utilisation de l’IA dans la rédaction du roman n’a été rapportée. Grasset n’a pas officiellement commenté la controverse, tandis que les éditions Boréal, qui ont publié le livre au Canada, ont déclaré maintenir leur confiance dans le travail de l’auteur.






