Port-au-Prince, le 16 septembre 2026.- Des chrétiens catholiques engagés et des membres de la paroisse Notre-Dame d’Altagrâce de Delmas ont adressé, le 11 septembre 2026, une lettre ouverte à Mgr Max Leroy Mésidor, président de la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH). Ils demandent aux autorités de l’Église catholique d’adopter une position plus ferme face à l’aggravation de la crise sécuritaire, humanitaire et morale dans le pays.
Dans leur démarche, les signataires dénoncent les violences attribuées aux groupes armés, notamment les déplacements forcés de populations, les meurtres, les pillages, les incendies et les violences sexuelles. Ils expriment également leur inquiétude face à la recrudescence des enlèvements, particulièrement ceux visant des écolières et écoliers, une situation qui, selon eux, plonge de nombreuses familles de Delmas dans la peur.
Les paroissiens estiment que la crise dépasse le seul cadre sécuritaire et constitue également une crise morale et spirituelle. Ils appellent ainsi le clergé catholique à porter davantage la voix des victimes, à interpeller les autorités sur leur responsabilité de protéger la population et à mobiliser les forces vives de la société autour d’un « sursaut national ».
Tout en précisant que leur démarche n’est motivée par aucun esprit partisan, les signataires affirment vouloir contribuer à la défense de la vie, de la dignité humaine et de la paix. Ils demandent à la CEH de prendre les initiatives qu’elle jugera appropriées pour favoriser un engagement collectif contre la violence et l’impunité.
Dans leur lettre, les fidèles catholiques réaffirment enfin leur refus de la résignation et appellent à l’unité des institutions, des responsables religieux, des acteurs politiques et de la société civile afin de contribuer au rétablissement de la sécurité, de la justice et de la dignité en Haïti.
W. E.






