Les évêques catholiques d’Haïti tirent la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation nationale, marquée par l’insécurité, l’expansion des groupes armés, les enlèvements ainsi que les difficultés politiques, économiques et sociales. Dans un message publié à l’issue de leur assemblée plénière, tenue du 21 au 24 septembre 2026, la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) déplore notamment le manque de leadership et les faiblesses de la gouvernance, tout en saluant les sacrifices consentis par les membres des forces de l’ordre engagés sur le terrain.
La question électorale occupe également une place importante dans cette déclaration. Face à l’incertitude entourant les prochaines élections, les évêques s’interrogent sur les conditions de sécurité et les garanties nécessaires pour permettre aux citoyens d’exercer leur droit de vote sans mettre leur vie en danger. La CEH insiste sur la nécessité d’un climat apaisé, d’institutions impartiales et d’un processus électoral inclusif et transparent. Elle souligne que la seule tenue d’élections ne suffit pas à garantir leur caractère démocratique.
Face à cette situation, les évêques exhortent les autorités, les acteurs politiques, la société civile, le secteur économique et les partenaires internationaux à prendre des mesures concrètes pour protéger la population, répondre à l’urgence humanitaire et restaurer l’autorité de l’État. Ils appellent également à dépasser les divisions et les intérêts particuliers pour privilégier le dialogue, la justice et la réconciliation. La CEH plaide ainsi pour la création de conditions favorables au retour de la stabilité et à l’organisation d’élections susceptibles de consolider l’ordre démocratique.






