Léo Litholu, représentant de l’UPEPH
Port-au-Prince, le 31 août 2026.- À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 7 septembre, l’Union des parents d’élèves des écoles privées d’Haïti (UPEPH), par la voix de Léo Litholu, tire la sonnette d’alarme sur les difficultés auxquelles fait face le système éducatif, notamment dans les zones fortement touchées par l’insécurité.
Invité ce lundi 31 août au Panel Magik sur Magik9, Léo Litholu a indiqué que plusieurs communes ne sont pas en mesure de reprendre normalement les activités scolaires en raison de la situation sécuritaire. Dans le département du Centre, notamment à Hinche, 46 écoles privées ainsi que plusieurs dizaines d’écoles nationales seraient affectées. La situation est également préoccupante dans plusieurs communes de l’Ouest, où de nombreuses écoles demeurent fermées.
À Port-au-Prince et dans la région métropolitaine, le tableau est encore plus alarmant. Selon les données présentées par le représentant de l’UPEPH, environ 1 700 écoles privées seraient concernées par la paralysie des activités. Plusieurs établissements scolaires situés dans des zones contrôlées ou fortement influencées par les gangs restent ainsi dans l’impossibilité de fonctionner normalement.
Léo Litholu a également évoqué les conséquences des déplacements de population sur les écoles. Dans certaines écoles nationales, le nombre d’élèves aurait considérablement diminué, tandis que d’autres établissements ont pratiquement cessé de fonctionner.
Pour le responsable de l’UPEPH, la responsabilité de l’État est directement engagée. Il estime que la réouverture des classes ne peut être envisagée sans des garanties minimales de sécurité permettant aux élèves, aux enseignants et au personnel scolaire de reprendre leurs activités. Il appelle également le gouvernement à mettre en place des mesures d’accompagnement financier en faveur des familles et des établissements confrontés aux conséquences de la crise.
Face à cette situation, l’UPEPH considère que la rentrée du 7 septembre ne pourra être pleinement effective sans une intervention urgente des autorités. L’organisation plaide notamment pour des mesures de sécurité, un soutien aux familles déplacées et un accompagnement des écoles afin d’éviter qu’une nouvelle année scolaire ne soit lourdement perturbée par l’insécurité.
W.A.






