L’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro cherche, ce lundi 7 septembre 2026, à faire annuler les poursuites engagées contre lui aux États-Unis. Son avocat invoque l’immunité accordée aux chefs d’État étrangers, dans une requête déposée mercredi dernier devant un tribunal fédéral américain. Barry Pollack affirme qu’aucune juridiction américaine n’a, à sa connaissance, jugé pénalement un dirigeant étranger reconnu comme chef d’État en exercice par son propre pays au moment des faits reprochés.
Selon la défense, cette immunité découle des principes du droit international coutumier et de la common law, et ne dépend pas de la volonté du gouvernement américain. Pollack soutient ainsi que les tribunaux américains ne disposent pas de compétence pour poursuivre Maduro, dès lors que le Venezuela le reconnaissait comme son chef d’État au moment où les accusations ont été formulées.
L’avocat avance également un argument secondaire : même en l’absence d’une immunité personnelle liée à son statut, les faits reprochés à Maduro auraient été commis dans l’exercice de ses fonctions présidentielles. Il estime donc que les poursuites soulèvent également la question de l’immunité fondée sur les actes officiels. La défense demande ainsi au tribunal de rejeter les accusations, qualifiant la procédure engagée contre l’ancien dirigeant vénézuélien d’inédite et contraire aux principes établis du droit international.






