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Haiti: UN warns about rising sexual violence and challenges armed groups

 

Port-au-Prince, le 7 octobre 2026.- Les violences sexuelles connaissent une forte progression en Haïti depuis le début de l’année. Selon le rapport final du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti, 2 485 victimes ont été prises en charge par Médecins sans frontières (MSF) à Port-au-Prince entre janvier et mai 2026. Parmi elles, 72 % auraient été agressées par des hommes armés et 64 % auraient subi des viols collectifs.

Les femmes et les jeunes filles représentent la majorité des victimes, tandis que 16 % étaient mineures. Le rapport fait notamment état de cas impliquant des enfants âgés de 8 à 10 ans. Les experts de l’ONU soulignent que les violences sexuelles sont utilisées par des groupes armés comme moyen de représailles et de contrôle dans les zones touchées par les affrontements.

Dans la plaine du Cul-de-Sac, plusieurs groupes armés, dont 400 Mawozo, Canaan, Chen Mechan et Tokyo, sont cités dans des affaires de violences sexuelles survenues lors d’incursions à Duvivier, Sarthe et Terre-Noire en mars et avril 2026. À Cité-Soleil, plus d’une dizaine de femmes de Wharf Jérémie auraient également été victimes de violences sexuelles après leur enlèvement par le gang Belekou en juin.

Le Groupe d’experts revient également sur quatre allégations d’exploitation et d’atteintes sexuelles impliquant des membres kényans de la Mission multinationale de soutien à la sécurité en 2025, dont trois concernaient des mineurs. Selon les informations citées dans le rapport, ces allégations ont été jugées fondées par une enquête du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme et transmises aux responsables de la mission pour des investigations complémentaires et d’éventuelles mesures correctives.

Les faits impliquant les Kényans auraient été signalés à Petite-Rivière-de-l’Artibonite. Les autorités kényanes contestent toutefois les conclusions des experts et affirment qu’une première enquête de la mission avait conclu que les accusations n’étaient pas fondées. Nairobi a néanmoins annoncé la création, en janvier 2026, d’une équipe nationale d’enquête. Pour l’ONU, ces éléments révèlent la vulnérabilité persistante des femmes et des enfants face aux violences sexuelles en Haïti et les insuffisances des mécanismes de prévention et de protection.

W.E.

Author: InfoNation

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