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Haiti: Between besieged territories, popular mistrust and international pressure, the country simmers in the electoral impasse

 

Port-au-Prince, November 30, 2025.- Nine years after the last elections, Haiti is trying to relaunch an electoral process undermined by insecurity, institutional collapse and the widespread distrust of the population. While the Provisional Electoral Council (CEP) has submitted a draft electoral decree to the Executive, citizens, experts, traders and young political leaders interviewed all point to major obstacles, ranging from territorial control of gangs to diplomatic pressure, and the weakness of the electoral system.

A country paralyzed by insecurity: "the two largest departments are 90% controlled by gangs"

Pour Wilkens Vital, Secrétaire général de l’organisation Bon Citoyen, la situation sécuritaire demeure le premier obstacle : « Le pays n’a pas connu d’élections depuis 2017. Les deux plus grands départements sont contrôlés à 90 % par des gangs armés. Comment parler d’un vote crédible ? «

The besieged territories, the closed roads and the millions of displaced persons make electoral preparations difficult. The National Police of Haiti (PNH), led by commanders who succeed each other without visible results, still struggles to take over any strategic territory. The deployment of the international force, announced for more than a year, remains uncertain.

A fragile and contested electoral system

Au-delà de la sécurité, Wilkens Vital insiste sur le manque de crédibilité technique : « Le système de vote et de comptage est déjà fragile même en temps normal : erreurs dans les PV, feuilles manquantes, manque de formation… Comment espérer un scrutin fiable ? «

Cette perception alimente ce qu’il appelle une « méfiance populaire généralisée « . Beaucoup de citoyens estiment que « le système est biaisé, corruptible, manipulé « . D’autres vont plus loin, affirmant que « depuis Ertha Pascal-Trouillot, il ne s’agit plus d’élections mais de sélections « .

A population discouraged and hostile to the process: "I will not vote in this century"

L’un des éléments les plus frappants reste la perte totale de confiance dans la participation démocratique. Certains affirment : « Je ne voterai pas dans ce siècle ni le siècle à venir. Personne ne va risquer sa vie pour des dirigeants qui prennent des dictées de l’international. «

Pour John Mary Auguste, jeune activiste politique, la confiance est l’élément déterminant : « Tant que les électeurs ne se sentiront ni en sécurité ni respectés, la participation restera faible. Même avec un calendrier, rien n’est possible sans crédibilité et sans paix. «

The CEP, a central but widely contested actor

The CEP has submitted to the Government an electoral decree and a timetable to formally launch the process. A Council of Ministers is announced to consider this document.

Mais John Mary Auguste met en garde : « Un décret électoral sans consensus, produit par un CEP contesté, ne peut pas rassurer la population ni les acteurs politiques. «

Selon lui, organiser des élections sans base solide ne ferait que produire « un scrutin contesté, donc inutile « .

The voices of the victims: "These people in power don't inspire any hope"

Les témoignages viennent aussi des victimes des violences. Anita Jaboint, commerçante et blessée par balle lors des attaques à Carrefour-Feuilles, déclare sans ambiguïté : « Je n’ai aucun espoir en ces gens au pouvoir. Mais je crois que Mme Ertha Pascal-Trouillot pourrait encore rassembler le pays pour organiser des élections. «

Pour elle, l’insécurité actuelle ne devrait pas empêcher des élections si la population est réellement prête et unie : « Quand tout le peuple consent, aucune force ne peut empêcher un vote « .

International pressure deemed invasive: between diplomatic leverage and "hypocrisy"

Diplomatic pressure, particularly from the United States, is increasing to ensure that elections are held in 2026. Washington is threatening new targeted sanctions against those who obstruct the process.

Mais cette dynamique crée de fortes tensions. Wilkens Vital rappelle même une déclaration de Daniel Foote, ancien envoyé spécial des États-Unis : « Les États-Unis doivent laisser le peuple haïtien décider qui doit le diriger. «

De son côté, Jean Osias, jeune diplomate et écrivain, va encore plus loin : « Haïti fait face à un complot international. Les puissances étrangères contribuent à la déstabilisation tout en faisant semblant d’aider. C’est de l’hypocrisie diplomatique. «

Between democratic urgency and material impossibility: what path?

All the actors interviewed agree on one point: Haiti needs elections, but not under any conditions.
Wilkens Vital proposes a clear roadmap:
-to restore safety;
-disarm gangs;
-strengthening electoral institutions;
- establishing a credible timetable;
-promoting inclusion and transparency.

Pour John Mary Auguste, la conclusion est évidente : « Il faut des élections, mais surtout de bonnes élections. Pas sous pression, pas dans la précipitation, pas dans la peur. «

As long as security, confidence and cohesion are not guaranteed, the country will remain a prisoner of an electoral impasse that further undermines its democratic future.

W.A.

Author: InfoNation

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