Le décret électoral publié dans le journal Le Moniteur le 2 juin et modifié le 2 juillet 2026, fait aujourd’hui l’objet de nouvelles préoccupations. À travers les consultations
Décret électoral : quand le contribuable paie deux fois, pour décider et pour corriger
engagées du 23 au 30 août avec plusieurs groupements et partis politiques agréés, le gouvernement reconnaît l’existence de difficultés techniques, opérationnelles et juridiques dans la mise en œuvre du processus électoral.
Parmi les problèmes soulevés figurent les défaillances du système d’inscription en ligne des 30 000 membres, le manque de sensibilisation des électeurs, des présomptions d’irrégularités dans l’enregistrement des membres de partis, le déphasage entre le décret et le calendrier électoral, ainsi que les difficultés liées à l’application de l’article 153 concernant les délais de constitution des dossiers de candidature. La neutralité du gouvernement et les conditions sécuritaires figurent également parmi les préoccupations exprimées.
Après avoir reçu ces doléances, le Premier ministre a écrit au Conseil électoral provisoire avant de rencontrer ses membres ce lundi 31 août pour leur demander d’apporter des réponses aux problèmes soulevés. Cette nouvelle étape donne l’image d’un processus qui doit désormais résoudre certaines difficultés apparues après la publication du décret. Une situation qui pose un véritable problème de gouvernance publique : les ressources du contribuable servent d’abord à concevoir et à mettre en œuvre un dispositif électoral, avant d’être de nouveau mobilisées pour en corriger les insuffisances.







