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Carburants : le gouvernement adopte la hausse progressive recommandée par le CCSMP

 

À partir du 10 août 2026, les prix des produits pétroliers connaîtront une nouvelle hausse en Haïti. Le gallon de gazoline passera à 700 gourdes, celui de diesel à 770 gourdes et celui de kérosène à 765 gourdes. Les ministères de l’Économie et des Finances (MEF) et du Commerce et de l’Industrie (MCI) ont officialisé ces nouveaux tarifs dans un avis conjoint référencé 25/26-006, conformément à la recommandation du Conseil Consultatif de Suivi du Marché Pétrolier (CCSMP).

Le gallon de gazoline sera ainsi vendu à 700 gourdes, contre 650 gourdes auparavant. Le diesel passera de 700 à 770 gourdes, tandis que le kérosène augmentera de 690 à 765 gourdes. Ces nouveaux prix seront applicables sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision fait suite aux recommandations formulées le 7 août 2026 par le CCSMP, après l’examen d’une note technique portant notamment sur l’arrivage des produits pétroliers du 29 juillet. Selon cette analyse, les prix réels calculés sont nettement supérieurs aux tarifs finalement retenus. Ils s’établissent à 879,22 gourdes pour la gazoline, 861,39 gourdes pour le diesel et 788,87 gourdes pour le kérosène.

Face à cet écart, le CCSMP a recommandé de ne pas répercuter immédiatement l’intégralité des coûts sur les consommateurs. Le Conseil a plutôt proposé une hausse progressive de 50 gourdes pour la gazoline, de 70 gourdes pour le diesel et de 75 gourdes pour le kérosène.

Dans sa note explicative, le CCSMP estime qu’une hausse brutale des prix à la pompe aurait des répercussions directes sur le coût du transport, les prix des produits alimentaires, l’agriculture, le commerce, les petites entreprises et l’accès aux services essentiels.

Le Conseil souligne également que les ménages haïtiens font déjà face aux conséquences de l’insécurité, aux déplacements de population, à la baisse des revenus, au chômage et à l’érosion du pouvoir d’achat.

L’objectif affiché est donc de réduire progressivement le manque à gagner supporté par l’État, tout en évitant de transférer immédiatement la totalité de l’écart entre les prix réels calculés et les prix à la pompe aux consommateurs.

Le CCSMP présente cette approche comme un compromis entre les impératifs économiques et les considérations sociales. D’un côté, l’État cherche à réduire le coût financier lié au maintien de prix à la pompe inférieurs aux prix réels calculés. De l’autre, il entend limiter l’impact immédiat de cette correction sur les ménages et l’activité économique.

La recommandation du CCSMP a finalement été retenue dans l’avis officiel signé par Serge Gabriel Collin, ministre de l’Économie et des Finances, et James Monazard, ministre du Commerce et de l’Industrie.

W. A.

Auteur : InfoNation

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