Port-au-Prince, le 10 septembre 2026.- À travers le monde, les aléas climatiques perturbent chaque année la scolarité de millions d’enfants. Tempêtes, cyclones, inondations et vagues de chaleur peuvent endommager les établissements scolaires, couper les routes et contraindre les autorités à suspendre les cours.
En Haïti, ces phénomènes climatiques représentent également une menace importante pour la continuité de l’éducation, particulièrement dans les villes de province. Lors du passage des tempêtes et des cyclones, des routes peuvent être impraticables, des ponts endommagés et des habitations détruites ou fortement affectées.
Ces conditions compliquent les déplacements des élèves et des enseignants et peuvent isoler certaines communautés pendant plusieurs jours, tel a été le cas dans les départements de la Grand’Anse et de Sud-Est, après le passage de l’ouragan Melissa en 2025.
À ces difficultés s’ajoutent les dommages causés aux infrastructures scolaires. Des écoles peuvent être endommagées, utilisées temporairement comme abris ou contraintes de fermer en raison des conditions météorologiques et de l’état des voies d’accès. Pour les enfants vivant dans les zones les plus exposées, chaque épisode climatique majeur peut ainsi entraîner une interruption supplémentaire de leur scolarité.
La situation est d’autant plus préoccupante que dans le monde, selon l’UNICEF, plus de 171 millions d’enfants et de jeunes, de l’enseignement préprimaire à l’enseignement supérieur, ont vu leur scolarité perturbée par des événements climatiques en 2025, soit environ un élève sur dix dans le monde, selon RFI.
Ces perturbations peuvent entraîner des retards d’apprentissage et accentuer les inégalités, en particulier dans les régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Fermetures d’établissements, suspension des cours et interruptions des activités scolaires touchent chaque année un nombre croissant d’élèves.
W. E.






