Le directeur général de l’ONI, Reynold Guerrier
Port-au-Prince, le 4 septembre 2026.- Le directeur général de l’Office national d’identification (ONI), Reynold Guerrier, a expliqué, ce vendredi sur Magik 9, les mécanismes mis en place pour sécuriser les Cartes d’identification nationale, depuis leur production jusqu’à leur livraison et leur activation. Il a notamment évoqué les dispositifs de sécurité intégrés aux cartes, les procédures de transport et de distribution ainsi que les mesures destinées à prévenir les activations irrégulières et l’utilisation non autorisée des données des citoyens.
Selon Reynold Guerrier, la carte d’identification dispose de trois niveaux de sécurité. Elle comporte notamment des hologrammes, des éléments graphiques de sécurité visibles à l’œil nu ainsi qu’une puce électronique destinée à contenir des informations cryptées. Ces caractéristiques rendent la carte plus difficile à falsifier et permettent de renforcer son niveau de protection.
Le responsable de l’ONI a également détaillé le processus d’acheminement des cartes vers les différents bureaux. Après leur production, les cartes suivent une procédure contrôlée de livraison et de dispatching. Des points de chute sont notamment utilisés pour faciliter leur distribution dans les départements et les communes, avec une traçabilité permettant d’identifier les cartons, les boîtes et les paquets concernés.
Cette traçabilité vise également à éviter qu’une carte soit considérée comme livrée alors que la procédure d’activation n’a pas été respectée. Guerrier a expliqué que l’activation constitue une étape distincte de la simple remise physique de cette pièce d’identité. Des mécanismes de contrôle, notamment la reconnaissance faciale ou la vérification par empreintes digitales, sont prévus afin de confirmer l’identité du citoyen au moment de la livraison et de l’activation.
Le directeur général de l’ONI a reconnu que le non-respect des procédures peut entraîner des anomalies dans le système. Une carte physiquement disponible peut ainsi ne pas apparaître comme activée dans la base de données. Il souligne que ces écarts doivent être corrigés à travers les mécanismes de vérification et de contrôle mis en place avec les institutions concernées.
Abordant les inquiétudes liées à l’utilisation des données personnelles dans le cadre du processus électoral, Reynold Guerrier a insisté sur la nécessité de protéger les citoyens contre toute utilisation de leur identité à leur insu. Il a notamment rappelé que l’enregistrement d’une personne dans une organisation politique ne doit pas pouvoir être effectué sans son consentement.
Il a enfin expliqué que l’ONI dispose de mécanismes permettant de comparer les informations d’identification avec les bases de données utilisées pour les inscriptions. Cette comparaison prend en compte plusieurs éléments, notamment le nom, le prénom et le sexe, ainsi que des identifiants uniques, afin de détecter les éventuelles correspondances ou incohérences. Selon les explications fournies, la base de données consultée dans le cadre du processus comprend plusieurs millions d’enregistrements, ce qui rend indispensables les outils automatisés de vérification et de contrôle.
W. A.






