Le procès fédéral du pasteur haïtiano-américain Christian Emmanuel Sanon s’est ouvert ce lundi 28 septembre à Miami, avec le début de la sélection du jury. Plus d’une centaine de jurés potentiels ont été convoqués au palais de justice Wilkie Ferguson afin de sélectionner ceux qui seront chargés de juger l’homme de 67 ans. Les procureurs américains l’accusent d’avoir orchestré, depuis le sud de la Floride et avec des complicités internationales, une expédition militaire visant à renverser violemment le président Jovenel Moïse pour s’emparer du pouvoir.
Poursuivi pour complot, des accusations qui lui font encourir la prison à perpétuité, Christian Emmanuel Sanon doit également répondre d’envois clandestins de gilets pare-balles destinés aux commandos colombiens recrutés pour l’opération. Selon l’accusation, le réseau cherchait à installer Sanon à la présidence d’Haïti afin d’obtenir, en retour, de lucratifs contrats de sécurité et d’infrastructures. Initialement, le pasteur devait comparaître aux côtés de plusieurs coaccusés clés, dont les dirigeants de la société de sécurité CTU et le financier Walter Veintemilla.
Parallèlement à l’ouverture de ce procès, le volet judiciaire américain continue de s’étendre avec la comparution d’autres suspects récemment extradés. Alors que l’audience relative à la libération sous caution de l’ancien fonctionnaire Joseph Félix Badio a été reportée au 14 octobre, celle de l’homme d’affaires Samir Handal s’est tenue le même jour. Son avocat a sollicité une libération sous caution d’un million de dollars, assortie de strictes restrictions de déplacement, tandis que la justice fédérale a considérablement élargi le périmètre de son enquête après la présentation d’un nouvel acte d’accusation.






