En Haïti, la Constitution de 1987 garantit la liberté d’expression et le libre exercice de la profession journalistique, en ses articles 28 et 28-1. Toutefois, le pays ne dispose pas d’une loi spécifique sur l’accès aux informations détenues par les institutions publiques. Dans son Examen de la gouvernance publique consacré à Haïti, publié le 14 décembre 2021, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a relevé cette absence de cadre légal. Dans le prolongement de ce constat, l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) a présenté, le 2 février 2022, un avant-projet de loi sur le libre accès à l’information, prévoyant notamment l’accès aux documents de l’administration publique et la divulgation des informations détenues par les institutions publiques et les collectivités territoriales, sous certaines exceptions.
L’accès aux sources constitue également une difficulté pour les médias haïtiens. Dans son Classement mondial de la liberté de la presse 2026, Reporters sans frontières (RSF) fait état de difficultés d’accès à l’information pour les journalistes haïtiens, dans un environnement marqué par l’insécurité et les violences contre les professionnels des médias. Par ailleurs, l’UNESCO met en œuvre, du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027, un projet en Haïti portant notamment sur la sécurité des journalistes, l’éthique professionnelle, la résilience des professionnels des médias et la vérification de l’information.
La Journée internationale de l’accès universel à l’information est célébrée chaque 28 septembre. Proclamée par l’UNESCO en 2015 et reconnue par l’Assemblée générale des Nations unies en 2019, elle vise à promouvoir le droit d’accéder à l’information. L’édition 2026 porte sur la préservation de l’intégrité de l’information à l’ère numérique et sur le rôle de l’accès à l’information face à la désinformation et au désordre informationnel.






