Haïti, confrontée à des déficits pluviométriques dans plusieurs régions, est également concernée par l’alerte lancée sur l’état des ressources en eau douce à l’échelle mondiale. L’Organisation météorologique mondiale (OMM) tire la sonnette d’alarme sur cette situation dans son rapport publié ce jeudi 17 septembre 2026. L’agence onusienne indique que 2025 a été l’une des années les plus sèches en 35 ans quant aux débits des cours d’eau. Plus de 36 % de la superficie des bassins hydrographiques mondiaux ont enregistré des écoulements inférieurs à la normale, tandis que le volume d’eau stocké à la surface des terres poursuit une tendance à la baisse depuis 2014-2016.
Cette alerte prend une résonance particulière en Haïti, où les déficits pluviométriques affectent déjà plusieurs régions. Dans son suivi publié en juillet 2026, l’organisation FEWS NET fait état de déficits de précipitations persistants dans une grande partie du pays, après un deuxième mois consécutif de pluies inférieures aux niveaux habituels. Ces déficits ont notamment dépassé 55 % des précipitations moyennes de juin dans plusieurs zones et ont localement atteint plus de 70 % dans le Sud-Est et l’Ouest. Ces conditions peuvent réduire l’humidité des sols et affecter la disponibilité de l’eau.
À l’échelle mondiale, l’OMM avertit que le cycle de l’eau devient plus irrégulier et imprévisible, alternant entre pénuries et excès. L’agence souligne notamment que les réserves d’eau continentale jouent un rôle de « compte d’épargne », permettant d’amortir les périodes sèches, mais que ces réserves diminuent depuis une dizaine d’années. Pour Haïti, où l’agriculture dépend fortement des précipitations et où l’accès à l’eau reste confronté à des contraintes d’infrastructures, l’évolution de la pluviométrie et de la disponibilité des ressources hydriques constitue donc un enjeu à la fois environnemental, agricole et social.






