Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé•©️photo : Primature
Port-au-Prince, le 14 septembre 2026.- Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a procédé, ce lundi, au lancement officiel du Fonds pour les dividendes de la paix en Haïti (FDPH), lors d’une cérémonie tenue à la Villa d’Accueil. Fondé sur trois piliers : le désarmement, la réinsertion et la réduction de la violence, ce mécanisme est présenté par le gouvernement comme un pont entre le retour de la sécurité et la reconquête de la dignité de la population haïtienne.
La cérémonie s’est déroulée en présence du chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Carlos Ruiz Massieu, de membres de la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR), ainsi que de plusieurs membres du gouvernement. À travers cette initiative, le chef du gouvernement entend contribuer à faire renaître l’espoir et à créer les conditions nécessaires à une paix durable.
Dans son intervention, le Premier ministre a présenté le lancement du FDPH comme une réponse structurelle à une exigence morale. « Il n’y a pas de paix sans justice pour les victimes, et pas de développement sans que les armes ne se taisent », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de placer la sécurité, la justice et la reconstruction au cœur de l’action publique.
Selon le gouvernement, le FDPH constitue un appui important aux efforts de la CNDDR. Le Premier ministre a appelé la communauté internationale et les partenaires d’Haïti à investir dans ce fonds. « Investir dans ce fonds, c’est consolider la stabilité de la Caraïbe et la dignité d’un peuple qui veut reprendre son destin en main », a-t-il souligné.
De son côté, le chef du BINUH, Carlos Ruiz Massieu, a réaffirmé l’engagement des Nations unies à accompagner Haïti dans ses efforts pour rétablir la paix et renforcer la stabilité. Il a également invité les partenaires internationaux à soutenir cette nouvelle initiative.
« Le temps du discours est terminé, le temps de l’action va commencer », a lancé Alix Didier Fils-Aimé. Il a salué la présence de la communauté internationale et des partenaires d’Haïti, considérée comme un témoignage de solidarité envers le peuple haïtien.
En conclusion, il a présenté le FDPH comme une promesse d’un avenir où la paix ne se résumera pas au silence des armes, mais se traduira par « la symphonie du progrès », appelant à faire de ce fonds « l’auteur de notre renaissance ».
W. E.






