Frédéric Vaval et Emile Pantaléon
Port-au-Prince, le 19 août 2026.- La compagnie d’assurance « Alternative Insurance Company » (AIC) veut encourager les Haïtiens à mieux anticiper les risques liés à la retraite, au décès et à l’invalidité. Invités mercredi 19 août 2026 à l’émission Magik 9, les responsables Frédéric Vaval et Emile Pantaléon ont présenté le Plan Assurance Retraite (PAR), une solution collective destinée principalement aux salariés. Ils ont également insisté sur l’importance de développer une véritable culture de l’assurance dans un pays où les dépenses funéraires, l’inflation et l’insuffisance des pensions fragilisent de nombreuses familles.
Préparer sa retraite autrement
Selon Emile Pantaléon, le PAR vise à compléter les dispositifs obligatoires de retraite, et non à les remplacer. Le principe repose sur des contributions régulières versées par les travailleurs et capitalisées sur plusieurs années.
Le plan associe épargne-retraite, assurance décès et protection en cas d’invalidité. L’objectif est de permettre aux assurés de disposer d’un capital supplémentaire au moment de la retraite, tout en bénéficiant d’une protection financière en cas d’événement grave avant cet âge.
« Nous devons venir avec des solutions à différents risques, à différents problèmes que nous avons « , a expliqué Emile Pantaléon.
L’assurance funéraire face aux réalités haïtiennes
Frédéric Vaval a, de son côté, insisté sur l’importance de l’assurance funéraire. La AIC dit avoir interrogé environ 6 000 personnes à travers le pays afin de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les familles.
Dans plusieurs régions, les funérailles peuvent coûter plusieurs centaines de milliers de gourdes. Pour une famille, un décès peut ainsi entraîner une importante décapitalisation, même lorsque le défunt possède des terres, du bétail ou d’autres biens.
Le produit d’assurance funéraire a connu un certain succès, mais son développement reste confronté aux difficultés économiques et à la capacité des ménages à payer régulièrement leurs cotisations.
Faire de l’assurance un réflexe
Les deux intervenants ont surtout plaidé pour une meilleure éducation financière et assurantielle de la population. Ils estiment que l’assurance ne doit pas être considérée comme une dépense inutile, mais comme un moyen d’anticiper les risques et de protéger les familles.
Ils ont également appelé les assurés à bien lire leurs contrats afin de comprendre les garanties, les exclusions et les conditions de prise en charge.
Pour la AIC, l’enjeu est désormais de faire de la prévoyance un réflexe : préparer sa retraite, protéger sa famille et préserver son patrimoine avant qu’un événement imprévu ne survienne.
W. A.






