La fin du Statut de protection temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens commence à produire des effets concrets sur le marché du travail à New York. La municipalité a commencé à mettre fin à l’emploi de travailleurs haïtiens qui ne disposent plus d’une autre autorisation légale de travail, après l’expiration des protections liées au TPS. Cette situation intervient alors que la décision fédérale mettant fin au dispositif expose des centaines de milliers de ressortissants haïtiens aux États-Unis à une perte de leur statut et, pour certains, de leur autorisation de travail.
Dans une déclaration publiée le vendredi 7 août 2026, le maire Zohran Mamdani, qui s’était publiquement opposé à la suppression du TPS, a expliqué que la ville ne pouvait pas maintenir en poste des travailleurs dépourvus d’une autorisation de travail valide. Son administration prévoit toutefois de leur offrir un accompagnement juridique afin d’évaluer leurs options et d’identifier d’éventuelles voies légales leur permettant de continuer à travailler aux États-Unis. Les employés qui parviendront à obtenir une nouvelle autorisation de travail pourraient ainsi être réintégrés à leur poste.
Cette situation constitue l’une des premières conséquences professionnelles concrètes de la fin du TPS pour les Haïtiens. Elle place également la municipalité new-yorkaise face à un dilemme : continuer à défendre publiquement les immigrés haïtiens tout en appliquant les règles fédérales qui conditionnent désormais leur droit au travail. En juin, Mamdani avait dénoncé la décision de la Cour suprême ayant permis à l’administration fédérale de poursuivre la fin du TPS haïtien, avertissant que les personnes concernées risquaient de perdre leur droit de vivre et de travailler légalement aux États-Unis.






